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Dispositif passe et passeurs
Lacan 1974
Note sur le choix
des passeurs
Il ne suffit pas qu'un analyste
croie avoir obtenu la fin d'une analyse pour que, de l'analysant arrivé
à ce terme, lui, pour l'avoir élaboré, fasse un passeur.
La fin d'une analyse peut
n'avoir fait qu'un fonctionnaire du discours analytique. C'est maintenant
souvent le cas.
Le fonctionnaire n'est pas
pour autant indigne de la passe, où il témoignerait de ses
premiers pas dans la fonction : c'est ce que j'essaye de recueillir.
Pour le recueillir d'un
autre, il y faut une autre dit-mension : celle qui comporte de savoir que
l'analyse, de la plainte, ne fait qu'utiliser la vérité.
Avant de s'engager là-dedans
la tête la première, témoignera-t-il que c'est au service
d'un désir de savoir ?
N'importe qui ne saurait
en interroger l'autre, même à en être lui-même
saisi. Il entre peut-être dans sa fonction sans reconnaître
ce qui l'y porte.
Un risque : c'est que ce
savoir, il lui faudra le construire avec son inconscient, c'est-à-dire
le savoir qu'il a trouvé, crû dans son propre, et qui ne convient
peut-être pas au repérage d'autres savoirs.
De là parfois le
soupçon qui vient au sujet à ce moment, que sa propre vérité,
peut-être dans l'analyse, la sienne, n'est pas venue à la
barre.
Il faut un passeur pour
entendre ça.